(Re)lecture commune de la série Insaisissable de Tahereh Mafi, tome 1 : Ne me touche pas

Résumé :

Je suis maudite
J’ai un don

Je suis un monstre
Je suis plus forte qu’un homme

Mon toucher est mortel
Mon toucher est pouvoir

Je veux qu’il me touche
Il ne doit pas m’approcher

Je suis leur arme
Je me vengerai

Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un crime. Un accident. 264 jours sans parler. Ni toucher personne. Alors pourquoi Adam, celui qu’elle aime en secret depuis l’enfance, vient-il partager sa cellule ? Et pourquoi semble-t-il ignorer qui elle est ?

Ce livre m’avait été offert par une amie lors d’un swap il y a quelques années. J’en avais un vague souvenir. Puisque j’ai reçu le tome 2 lors du Mini-Swap de Noël, je me suis dit qu’une relecture – chose que je ne fais presque jamais, s’imposait. J’ai donc proposé à mes amis de chez Québec Livresque d’embarquer avec moi dans cette (re)découverte et certaines ont accepté, à mon grand plaisir!

Mon souvenir, bien que vague, était très positif. Comme j’avais oublié la majeure partie de ce qui s’était passé dans le roman, ça ne m’a pas gênée du tout de le lire pour une deuxième fois!

CE ROMAN A ÉTÉ et SERA TOUJOURS UN VÉRITABLE COUP DE COEUR! Premièrement, la couverture du livre est sublime. Deuxièmement, la plume de Tahereh Mafi est tellement poétique, je n’avais même pas conscience de lire un livre qui racontait l’histoire de jeunes adolescents/adultes.

Parlant du style de l’auteure, certains ont trouvé ça un peu déroutant que certains passages soient raturés. Moi, j’ai bien vite compris qu’il s’agissait des pensées de Juliette, sa « conscience », sa petite voix maléfique intérieure qui s’exprimait de cette manière.

Le personnage de Juliette et son histoire m’ont vraiment profondément touchée, car elle me rappelait beaucoup mon adolescence en tant qu’enfant « différent », à bien des égards.

J’ai bien aimé l’histoire d’amour et de compassion entre Juliette et Adam, mais un côté de moi (j’ai un faible pour les badboys, que voulez-vous!) aurait voulu que la jeune fille s’ouvre davantage à Warner et vice et versa…

L’univers dystopique est bien décrit, par contre, en dernière partie du roman, j’ai eu de la difficulté à m’imaginer à l’intérieur du Point Oméga. J’imagine qu’on s’y attardera un peu plus dans le tome 2, qui devrait prendre place dans ces quartiers.

Bref, une lecture très agréable et touchante, qui transmet de belles valeurs comme l’importance de l’estime de soi. Je lui accorde un 10/10.

SPOILERS/FUN FACTS de lecture : Lors de ma relecture, j’étais certaine que Kenji allait s’en prendre à Juliette et la violer… Heureusement, ça n’a pas été le cas!

Les avis de mes copinautes :

Readeuse
L’avis de Suzie

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Mon avis sur… Marquer les Ombres de Veronica Roth

marquer les ombres

J’ai connu l’auteure Veronica Roth avec son roman Divergent. J’avais adoré ce premier tome de la série. D’ailleurs, je possède même le film dans ma collection personnelle. L’histoire de Tris et Quatre m’avait tellement touchée que j’étais entrée dans une espèce de fandom. Ils étaient devenus un des rares couples de fiction que j’aimais vraiment. Pour une raison qui m’échappe, je n’ai pas encore poursuivie la série, même si j’ai vu la suite du film.

Bref, tout ça pour dire que quand mon amoureux a reçu le livre Marquer les Ombres de cette même auteure, je lui ai tout de suite dit que je lui emprunterais, parce que c’était une auteure talentueuse et que j’avais hâte de voir ce que cette nouvelle série avait à offrir.

Résumé

Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui
gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider… ou décider de se détruire.

J’ai toujours aimé les dystopies, mais à force d’en lire, je trouvais que le format de l’histoire était toujours le même. J’ai donc espacé mes lectures pour pouvoir les apprécier davantage. Mais cette lecture était pour moi très déstabilisante : elle ne se retrouve pas sur notre galaxie, mais dans un univers complètement inventé par l’auteure, avec des personnages qui sont loin de ressembler à des humains typiques, sauf peut-être dans leurs comportements. Cela m’a pris quelques chapitres avant d’être totalement prise dans l’histoire, racontée tantôt du point de vue d’Akos, ou de celui de Cyra. Akos est un jeune garçon qui n’a pas encore découvert son don-flux, une caractéristique qui différencie tous les gens des différentes planètes dans cet univers. Il vit une vie paisible avec ses parents, ses frères et soeurs, jusqu’à ce que leur mère, l’Oracle de Thuvé, soit visée par une tentative d’enlèvement par le peuple ennemi, les Shotet.  Aoseh, le père d’Akos, est assassiné et Akos et son frère Eijeh se retrouvent kidnappés. Akos, à ce moment-là, n’a qu’une idée en tête : retourner sur sa planète et retrouver une vie normale. Mais en chemin, il fera la rencontre de Cyra, une espèce de princesse déchue des temps modernes, la soeur de Ryzek Novaek, le souverain sans pitié. Cyra est considérée comme une arme secrète par son frère : elle peut tuer n’importe qui simplement en le touchant. Même si, à prime abord, les deux jeunes gens sont très différents, ils seront vite amenés à constater qu’ils s’apprécient et formeront une étrange alliance…

 

J’ai trouvé certains passages très lents et d’autres passaient vite comme l’éclair. Une lecture prévisible, mais pas tant, puisque l’intrigue ne se dénoue pas à la fin… et on découvre que l’auteure a encore bien des surprises à nous réserver dans le tome 2. Je suis vraiment contente d’avoir lu ce livre, même si, en bout de ligne, ce n’est pas un total coup de coeur. Je lui accorderais la note de 6,5 sur 10.

 

Mon avis sur… Divergent de Veronica Roth

divergent

Ce livre m’a été offert par Fille-de-lecture dans le cadre du swap Tissons des liens. Celle-ci voulait me faire découvrir ce roman, qui avait été un coup de coeur pour elle. Puis, au fil de mes discussions sur le web, je me suis rendue compte que mon amie Roxinelle possédait également ce livre. Je me suis donc inscrite à une lecture commune qu’elle a organisé sur Livraddict.

Résumé du livre :

Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d’une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu’elle a caché à tout le monde parce qu’elle a été averti qu’il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l’aider à sauver ceux qu’elle aime. . . ou pourrait la détruire.

Tout d’abord, il faut que vous sachiez que j’apprécie beaucoup la dystopie. Presque autant que la chick-litt. J’avais donc très hâte de découvrir où l’histoire de Veronica Roth allait me mener. Déjà en partant, l’idée de classer les humains en factions qui correspondent à une de leurs principales qualités me plaisait énormément. Je me suis rapidement attachée à Beatrice, une jeune Altruiste qui ne se sent pas à sa place chez-elle et qui rêve d’action. Son indécision est liée au fait qu’elle est Divergente, mais Beatrice ne comprend pas ce que cette expression signifie, ni le danger qu’elle porte.

 

 Le jour de la cérémonie du Choix, elle décide de trahir sa famille et de rejoindre les Audacieux, une faction qui prône le courage et les jeux extrêmes. Elle se liera rapidement d’amitié avec les autres « transferts » : Christina, Will et Al. Elle apprendra ce qu’est le courage, la peur, le dépassement de soi et étonnamment mais surtout, le don de soi. Elle changera d’identité tout en gardant ancré en elle le souvenir de son ancienne faction. Elle se fera appeler Tris. Elle se rendra aussi compte que Quatre, son instructeur, n’est pas aussi intimidant qu’elle ne veut le croire, mais qu’il est surtout charmant, en fait. Et que les apparences sont quelques fois trompeuses.

 

Elle deviendra bientôt la jeune femme à battre et à abattre, à cause de son statut ambigu. Et finalement, elle devra se battre pour protéger les siens, pour se protéger elle-même et surtout protéger les secrets de sa famille.

 

C’est donc un livre plein d’action mais aussi de beaux messages. Certains passages m’ont rappelé Hunger Games, mais en mieux. J’ai eu un gros coup de coeur pour le couple Quatre et Tris, Quatre et Six, Beatrice et Tobias… appelez-les comme vous le voulez. Je pense que c’est la première fois que j’apprécie autant la description d’une relation amoureuse dans un livre, en fait. Et le meilleur, c’est que ce n’est pas terminé pour eux!

 

Par contre, j’avoue ne pas avoir accroché réellement dans les derniers chapitres… Je me doutais et je redoutais un peu ce qui allait se passer, je lisais un peu à reculons. Par contre, cela ne m’empêchera pas de dire que comme mon amie Fille-de-lecture, ce roman fut un coup de coeur pour moi et que je suis impatiente d’en connaître la suite!

 

J’accorde à ce livre la note de 9,5/10!

Mon avis sur… Uglies de Scott Westerfeld

uglies

Ce livre m’a été offert par mon amie Fille-de-lecture dans le cadre du swap Tissons des Liens. Le résumé m’avait tapé dans l’oeil depuis longtemps, et j’avais hâte de plonger dans ce nouvel univers dystopique.

Résumé du livre :

Dans le monde de l’extrême beauté les gens normaux sont en danger.
Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser…
Mais la veille de son anniver­saire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation.
Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succombera la perfection ?

L’aspect normalité VS originalité, beauté VS laideur de ce roman m’avait tout de suite intriguée. Malheureusement, il m’a fallu beaucoup de temps pour pouvoir m’immerger dans l’univers de l’auteur. Dès le départ, j’avais du mal à me situer dans le temps et l’espace dans cette histoire. J’avançais à pas de tortue, ayant de la difficulté à m’attacher aux personnages, à accrocher à l’intrigue.

Pourtant, l’héroïne du roman n’est pas inintéressante : Tally est une jeune fille qui se considère laide et sans intérêt. Son plus grand rêve est de devenir une Pretty, le genre de fille parfaite que l’on devient à seize ans, dans le monde de Uglies. Malgré sa fixation sur son apparence, Tally est une fille enjouée qui n’hésite pas à profiter de sa jeunesse pour faire un tas de bêtises. C’est comme ça qu’elle rencontrera Shay, une autre Ugly, avec qui elle se liera rapidement d’amitié. Mais Shay est différente des autres filles de son âge : elle se fiche de son apparence. Cette différence amènera Tally à se poser mille et unes questions, surtout quand sa nouvelle amie décidera de s’enfuir pour aller rejoindre un certain David… Tout cela renferme un secret qui pourrait avoir une incidence sur l’avenir de tous les jeunes Uglies.

De son côté, Tally, bien que déterminée à retrouver ses anciens amis et à devenir jolie, devra faire un choix déchirant : préférera-t-elle la beauté ou l’amitié?

L’histoire devient vraiment intéressante sur le tard, donc environ à la troisième partie du roman. C’est là que l’action se déploit et qu’on en vient à connaître le noyau de l’intrigue. À partir de là, je n’ai pas pu détacher mes yeux du livre. Tally, qui a découvert l’endroit mystérieux où Shay s’en est allée et s’y est introduite en tant qu’espionne pour la méchante Docteure Cable (imaginez une espèce de Cruella DeVil en version robot, genre!), se rend compte que la vie en tant qu’Uglies n’est pas si mauvaise.

De plus, sa relation avec David va s’intensifier, et on va ENFIN pouvoir commencer à s’attacher aux personnages. La fin n’en est pas vraiment une, parce qu’on devine qu’il y a une suite à l’histoire… Suite que je ne suis pas vraiment certaine de lire, étant donné l’avis plutôt moyen que j’ai sur ce premier tome.

J’accorde à ce roman la note de 6/10.